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Les fonctions exécutives chez l’enfant
Mis en ligne le 14 juin 2017

Diamond (2013) résumait les principaux aspects de leur rôle : « Les Fonctions Exécutives nous donnent la possibilité de jouer mentalement avec des idées, de nous adapter aux changements vite et en souplesse, de prendre le temps de réfléchir à la prochaine étape, de résister aux tentations, de rester concentré et de faire face à des défis nouveaux et imprévus...  »

Dès lors, les questions jaillissent :

  • Comment les FE se développent-elles chez l’enfant ?
  • Quand peut-on considérer qu’elles sont déficitaires compte tenu de la maturation cérébrale ?
  • Quelles sont les conséquences d’une lésion cérébrale selon l’âge où elle survient ?
  • Que sont exactement ces fonctions exécutives ? On comprend bien le rôle de la mémoire de travail, de l’attention sélective, du contrôle inhibiteur, de la planification et de la flexibilité tant dans la vie quotidienne que lors des apprentissages. Mais, comment ces éléments s’intègrent-ils dans la vie quotidienne et les apprentissages ?
  • Où en est-on dans leur évaluation précise ?
  • Que doit-on éliminer comme déficit avant de considérer qu’on évalue spécifiquement les FE ?
  • Faut-il associer des évaluations écologiques et des situations contraintes de tests ?
  • Comment concevoir chez l’enfant le déficit s’il existe ?
  • Peut-on envisager des « syndromes dysexécutifs ». Ou plutôt considérer que les FE font partie des fonctions transversales communes aux apprentissages de l’enfant ?
  • S’il est licite de parler de tels syndromes dysexécutifs, peut-il être développemental, primaire sans lésion cérébrale acquise ? Ouvrant ainsi la porte à un « trouble développemental spécifique des fonctions exécutives », qui pourrait être en cause dans les troubles complexes des apprentissages.
  • Quels seraient les liens avec d’autres troubles neurodéveloppementaux et en particulier le TDA/H ?
  • Y a-t-il aussi des liens avec des psychopathologies autres que les troubles du spectre de l’autisme ?
  • Mais surtout, que peut-on faire pour l’enfant ?
  • Quelles possibilités thérapeutiques existent actuellement où émerge la notion de remédiation cognitive ?
  • Où en est-on de leur validation ?
  • Quelles en sont les limites ?

Aussi, en 2017, il ne paraît plus possible d’ignorer la problématique des fonctions exécutives chez l’enfant. Mais il est donc important de faire le point sur ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas et de différencier l’un de l’autre. C’est la seule façon, au-delà de « l’effet mode », de faire émerger les connaissances, et de les enrichir soigneusement. Et ainsi aider les enfants, leurs parents, leurs enseignants et tous les professionnels de la santé en intégrant ces connaissances plus qu’en les rajoutant sans discernement.

C’est l’objectif de ce numéro 146 d’ANAE : après la description sans prétention d’un cas clinique, il s’agit d’apporter la contribution des experts français sur le sujet.

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