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Les nouvelles technologies pour l’enseignement des mathématiques
Intégration des TICE dans l’enseignement des mathématiques

MathémaTICE, première revue en ligne destinée à promouvoir les TICE à travers l’enseignement des mathématiques.

Math-Bridge : remédiation entre lycée et université
Article mis en ligne le 25 septembre 2009
dernière modification le 14 février 2011

par Christian Mercat

Une version plus détaillée de cet article a été publiée en novembre 2009 elle est disponible ici : http://revue.sesamath.net/spip.php?article244

Par Christian Mercat (Université Montpellier 2)

Le taux d’échec dans les premières années d’université en science est très élevé. Le niveau des étudiants est très hétérogène et le socle commun des compétences, sensé être acquis au lycée est souvent chancelant, sur des points qui diffèrent d’un étudiant à l’autre. Des cours de remédiation tout public sont largement inefficaces et peu motivants car pas assez ciblés. Un étudiant aura par exemple besoin de revoir les fractions, tandis qu’un autre nécessiterait d’approfondir les systèmes d’équations linéaires ou la géométrie du triangle.
Le projet Européen Math-Bridge met en place des outils informatiques et du contenu pédagogique qui permettront à un étudiant dans les premières années d’université scientifique, d’identifier ses faiblesses en mathématiques et d’y remédier de manière individualisée. Le système aura, pour chaque étudiant, un modèle de ses compétences et de leur degré de maîtrise, lui oposant du contenu pédagogique (cours, exemples, exercices) adapté à celles-ci et l’amenant à un ensemble de compétences visées, en construisant un parcours pédagogique adapté. Les réponses aux exercices d’auto-évaluation permettent aux compétences de l’étudiant et à leur modélisation par le système, d’évoluer, en étant mieux acquises ou au contraire en s’érodant.
Les faiblesses dans les compétences peuvent parfois venir de très loin, comme par exemple la distribution de la multiplication par rapport à l’addition ou la maîtrise de la proportionnalité, les identifier précisément peut être difficile pour l’étudiant, puis l’avouer devant un enseignant est humiliant, tandis que travailler ses bases avec un système informatique peut être vécu comme moins pénalisant et plus constructif.

Le projet pourra être utilisé
- par les enseignants pour élaborer un cours en proposant un parcours pédagogique type, ou
- par les étudiants, nouveaux arrivants ou en formation continue, pour consolider leurs acquis jusqu’à certaines compétences visées par un cours donné, ou bien
- en exploration libre pour s’auto-former.
Du point de vue des universités, l’ontologie des compétences mise en place dans le projet, pourra normaliser les compétences requises et visées par des unités d’enseignement, facilitant la mobilité des étudiants et automatisant leur vérification. Le contenu pédagogique sera disponible pour plusieurs langues européennes, français, allemand, anglais, espagnol, hollandais, hongrois et finlandais. Il s’appuie sur les banques de matériel des différents partenaires :

- Mathe-online http://mathe-online.at Université de Vienne (Autriche),
- VEMA http://www.mathematik.uni-kassel.de/ vorkurs Universités de Kassel et Paderborn (Allemagne),
- OUNL http://www.ou.nl Université Ouverte des Pays-Bas
- Tampere University of Technology (Finlande)
- Le Active Math http://www.activemath.org/Content/
DifferentialCalculus DFKI, Université de Saar (Allemagne)
Le projet, commencé en mai 2009, se terminera en janvier 2012. Le budget du projet, cofinancé par la communauté européenne, est de 3,6 M€. Le coordinateur est l’Institut Allemand de Recherche en Intelligence Artificielle (DFKI), représenté par Dr Erica Melis. Le partenaire français est l’université Montpellier 2, représentée par Christian Mercat.
http://www.math-bridge.org/
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